2020 en musique

J’aurais aimé rédiger cet article de blog plus tôt mais j’ai manqué de temps (et surtout d’organisation, quel fléau). Cela dit, nous ne sommes pas encore en 2021 et c’est une bonne nouvelle puisqu’il va être question ici de 2020. Non, pas de tous les événements ultra chiants qui ont pourri la vie des trois quarts de la population mondiale, on va parler de choses bien plus intéressantes, de musique, voilà. Je devrais écrire plus souvent ici sur la musique que j’écoute, si j’apprends à m’organiser une bonne fois pour toutes, je pourrai sans doute corriger ça. En attendant, j’ai fait une sélection de ce qui m’a fascinée tout au long de cette année. C’est parti !

Elizabeth

J’ai découvert cette chanteuse australienne grâce à un tweet de Dolly Wood avec la chanson Beautiful Baby, ce fut un coup de cœur ! Elle m’a fait penser à Sarah Klang, chanteuse originaire de Suède que j’aime énormément. Il y a chez elles un romantisme mélancolique qui rappelle un peu Karen Carpenter (soit la voix la plus claire, belle et juste de toute l’histoire de la musique) et les années 1970 en général, c’est vraiment très doux. Son album, The Wonderful World of Nature, est sorti ce mois d’octobre.

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Beau Corbeau

Beau Corbeau est le projet solo de Stella Le Page, chanteuse et violoncelliste britannique installée à Paris. Elle accompagne notamment Chilly Gonzales sur scène et je vous conseille de regarder A Very Chilly Christmas, disponible sur Arte Concert jusqu’au 21 janvier prochain. Au-delà de ça, elle écrit, compose et interprète ses propres albums depuis son salon. En 2019 est sorti le fabuleux Not Everything Has To Be Sad (extrait) que j’ai énormément écouté, puis cette année, après le premier confinement, The Egg est apparu. C’est un très beau disque qui alterne entre chansons pop folk ambient et violoncelle, c’est splendide.

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Mauvais Œil

Mauvais Œil est un duo composé de Sarah, chanteuse d’origine algérienne, et d’Alexis, musicien d’origine roumaine. Ça donne un mélange de plusieurs influences et s’il n’y a pas encore d’album, il y a plusieurs titres et deux EP, Nuits de velours et Mektoub. À l’époque j’avais complètement craqué pour Constantine et, depuis, le Mauvais Œil me poursuit par intermittence. C’est très cool.

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Dätcha Mandala

J’ai vu Dätcha Mandala en première partie d’un concert de Blues Pills (que je recommanderai jusqu’à ce que mort s’en suive) il y a quelques années et j’ai pris une petite gifle. C’est un trio originaire de Bordeaux qui se réapproprie le rock psyché des années 1970, un style très apprécié par ici. Juste avant l’été est sorti Hara, une petite merveille du genre. C’est énervé, chevelu et évasé au niveau des chevilles, c’est tout ce que je demande.

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Meryem Aboulouafa

Encore une autrice, compositrice et interprète de talent ! C’est fou (non), il y en a tant… En plus d’être architecte d’intérieur et designer, Meryem Aboulouafa fait des disques et Meryem est sorti au mois de mai. C’est un album d’une grande beauté aux sonorités folk, électro et un peu oriental chanté en anglais, français et arabe. C’est apaisant, vous ne trouvez pas ?

Soundcloud

Benjamin Biolay

J’ai pris le train Benjamin Biolay en marche au cours de La Superbe (en 2009), album d’une grande beauté. Et puis je n’ai pas insisté, j’ai laissé la vie suivre son cours. J’écoute assez peu de chanson française, je n’ai pas les bons réflexes. Il y a quelques jours, je me suis attelée à Grand Prix (sorti en juin). Outre le fait que je trouve la pochette extraordinaire, c’est un album plus rock que d’habitude donc j’aime ça. Je crois que je me considère désormais comme une biolaytiste, comptez-moi.

Kylie Minogue

Si on m’avait dit un jour que j’écouterais Kylie Minogue de ma propre volonté, j’aurais ri très fort. On a été tabassé·e·s par son album Fever il y a vingt ans et j’ai arrêté d’écouter de la pop dans sa grande largeur à la fin de mon adolescence. Jusqu’à aujourd’hui. Mollo tout de même mais plus je vieillis, plus je suis ouverte et mon oreille est attentive. Le mois dernier, Kylie Minogue a balancé son album Disco, un disque sans ambiguïté, vous imaginez bien. Et moi, j’adore la musique disco. J’écrirai d’ailleurs un petit truc sur le sujet dans peu de temps. Je n’ai pas aimé tous les titres de Disco, j’en ai trouvé certains plus dance que (néo-)disco (ah non, ce n’est pas pareil), mais c’est une bonne surprise. Il suffit de regarder Say Something, Kylie donne tout (j’adore).

Dua Lipa

Dua Lipa c’est comme Kylie Minogue, sur le papier il n’y avait aucune chance pour que je l’écoute. Sauf que Future Nostalgia existe (sorti en mars). C’est un album qui mélange des grosses nappes funk, disco par moment, et avec des teintes des années 1990, ne serait-ce que visuellement. Je ne peux donc pas rester indifférente. Il me donne même envie de danser, on en est là (je ne danse jamais). Il a un défaut tout de même, il est trop court. 37 minutes pour 11 titres, c’est dommage.

Fiona Apple

Je ne reviendrai pas sur la sortie de Fetch the Bolt Cutters parce que j’ai déjà écrit dessus, mais je me permets de vous rappeler son existence. C’est indispensable.

J’ai écouté en boucle…

… quelques titres indépendamment des albums auxquels ils sont parfois associés ; plus ou moins selon certains. C’est-à-dire que je peux parfois avoir des phases obsessionnelles, je laisse le marteau et le burin de Spotify me répéter la même chanson indéfiniment et j’y trouve du plaisir.

Dead Sara, Hands Up

Dead Sara est l’un de mes groupes de hard rock préférés au monde. Après deux albums (Dead Sara en 2013 et l’exquis Pleasure to Meet You en 2015) et un EP (Temporary Things Taking Up Space en 2018), un nouveau titre est sorti mi-novembre, Hands Up.

The Lemon Twigs, The One

Extrait de leur album Songs For the General Public sorti en août, j’ai probablement battu le record du nombre d’écoutes à la suite avec The One. Tout ça parce qu’elle s’est faufilée dans mes stories sponsorisées sur Instagram. J’ai naturellement écouté l’album mais il m’a fait l’effet d’un pétard mouillé, je resterai donc branchée sur ce single. Les deux frangins de The Lemon Twigs n’étaient même pas nés avant 1998 mais ils sont les dignes représentants d’un glam rock qui aurait fusionné avec Supergrass, c’est forcément génial.

KO KO MO, Last Night a DJ Saved My Life

Vous m’entendrez souvent râler sur le fait que j’excelle dans ma non présence aux concerts de KO KO MO (enfin dans la vie d’avant) alors qu’ils sont de ma région. Ils passent (ils passaient) donc souvent. Je les rate (je les ratais) à chaque fois. Telle est ma malédiction. Bref, à l’instar de Dätcha Mandala, KO KO MO est très inspiré du temps jadis, du rock psyché sauce Led Zeppelin avec tout autant de pantalons pattes d’éph. Mais alors cette année ils ont balancé une reprise de Last Night a DJ Saved My Life qui m’a complètement retournée.

Klô Pelgag, Umami

J’ai commencé à écouter Klô Pelgag sur le tard (toi-même tu sais la chanson francophone, tout ça) et cette année est sorti son album Notre-Dame-des-Sept-Douleurs qui est super, évidemment. Mais le titre Umami est exceptionnel. Je l’ai écouté un million de fois. Je l’adore, je le trouve parfait et le chante souvent très fort.

L.A. Witch, I Wanna Lose

Je n’avais pas écouté L.A. Witch depuis une éternité et puis I Wanna Lose est venu à moi avec ses petits pieds en disant « salut, j’existe ». C’est sur l’album Play With Fire, sorti cette année, et c’est du rock garage, grunge, hard avec que des meufs.

Indochine feat. Chris, 3SEX

J’apprécie autant Indochine que Chris(tine and the Queens), il faut vous y faire. Pour ses 40 ans, Indochine a sorti deux compilations qui regroupent tous leurs singles ; la première ceux de 1981 à 2001, la seconde ceux de 2001 à aujourd’hui. Il y a donc en plus une réinterprétation de 3e Sexe et je trouve ce duo vraiment cool. Ça paraissait même carrément évident.

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